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15% des phobiques sociaux présentent
un trouble lié aux substances. Parmi les différentes
substances, l’alcool semble particulièrement
incriminé. La phobie sociale comme les autres
troubles anxieux favorise l’apparition d’abus
et de dépendance à l’alcool, le
trouble anxieux précédant le plus souvent
ces prises de substance.
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Le récit des patients semble
montrer que c’est souvent la découverte
fortuite de l’effet « thérapeutique »
du produit sur l’anxiété sociale
(automédication) qui engage dans sa consommation
répétitive et dans le risque d’abus
et de dépendance. Ainsi les patients boivent
avant les situations (pour diminuer leur peur) mais
également après (pour noyer leur honte).
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Il est important de préciser
que les vertus « anxiolytiques »
ou « thérapeutiques » de
l’alcool ne sont qu’illusion et qu’après
un effet euphorisant extrêmement court de l’alcool,
ce dernier vient au contraire renforcer l’anxiété
et aggrave ainsi le trouble. En cas de consommation
excessive, l’abus d’alcool peut être
également à l’origine de syndrome
dépressif venant compliquer et majorer la phobie
sociale. |
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Pour certains patients, la phobie
sociale est au contraire secondaire à la perturbation
relationnelle crée par l’ingestion chronique
de boissons alcoolisées. La coexistence des deux
troubles s’inscrit ainsi dans un cercle vicieux
les pérennisant l’un et l’autre et
favorisant une sédimentation sociale, ce d’autant
que l’arrêt de l’alcool favorise les
recrudescences anxieuses. |
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La dépendance et/ou l’abus
d’alcool peuvent être isolés ou volontiers
associés à des consommations excessives
d’autres substances. |
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