Contexte Rechercher un trouble panique associé Trouble panique : symptomatologie Troubles anxieux associés Dépression Dépression : symptômes Conduites addictives


Contexte

Les comorbidités (les troubles associés) sont très fréquentes et concernent près de 9 agoraphobes sur 10.

L’âge de début de l’agoraphobie (en moyenne 29 ans) fait qu’une fois sur 2, les troubles associés précèdent l’agoraphobie.

 


trouble panique associéRechercher un trouble panique associé

En présence d’une agoraphobie, le médecin doit toujours, au moyen d’un entretien minutieux, rechercher des éléments cliniques particulièrement évocateurs de la tonalité « panique » du phénomène.

On parlera de :

  1. trouble panique avec agoraphobie si l’examen met en évidence de véritables attaques de panique,
  2. ou d’agoraphobie sans antécédent de trouble panique dans le cas contraire.

Notons que dans 2/3 des cas, l’agoraphobie survient sans trouble panique associé.

 


Trouble panique : symptomatologie

Les éléments cliniques particulièrement évocateurs de la tonalité « panique » de l’agoraphobie sont :

  1. présence d’une forte crise d’angoisse associée à une impression de mort imminente, d’une sensation de devenir fou ou perdre le contrôle de soi et commettre un acte anormal (par exemple : se jeter par la fenêtre, provoquer un accident, se rouler par terre en hurlant…) ; présence d’un sentiment de perte de contrôle de la situation ;
  2. cette crise s’accompagne de tremblements, sueurs, sensation de malaise et palpitations ;
  3. le déclenchement des symptômes est brutal, inexpliqué ou spontané ;
  4. présence de pensées catastrophiques non raisonnables (peur de mourir ou de devenir fou) ;
  5. le comportement est globalement désorganisé avec envie de fuite, de protection ou de réassurance immédiate.

 


Troubles anxieux associésTroubles anxieux associés

Un autre trouble anxieux est associé dans près de 50 % des cas.

Nous avons vu que les éléments en faveur d’un trouble panique étaient à rechercher de façon systématique. Mais il peut également s’agir de :

  1. phobie spécifique,
  2. phobie sociale,
  3. trouble anxieux généralisé,
  4. de trouble obsessionnel compulsif.

 


Dépression

Elle survient ou surviendra chez près de 50 % des agoraphobes et doit être systématiquement recherchée.

Attention, un syndrome dépressif majeur réel doit être distingué des réactions d’allure dépressive consécutives à un épuisement de ces patients, sans cesse en proie à une peur pathologique, et dont la vie est organisée dans un réseau de conduites d’évitement et de réassurance.

En effet, ces sujets sont souvent tristes et rapportent un découragement qui peut s’exprimer par des crises de larmes, voire des idées pessimistes. Ces états de démoralisation, relativement fréquents, sont souvent passagers et s’accompagnent rarement d’autres signes dépressifs.

 


Dépression : symptômes

L’apparition d’autres symptômes, comme les troubles du sommeil et de l’appétit, les insomnies avec réveils précoces, les troubles de la libido ou le désinvestissement affectif, la perte du plaisir, le manque d’énergie, la péjoration de l’avenir ou des idéations suicidaires signent une réelle complication dépressive qu’il faut alors prendre en charge.

Symptômes de la depression

Symptômes de la dépression


Conduites addictives

Un alcoolisme, un abus d’anxiolytiques ou une dépendance aux benzodiazépines sont également fréquemment rencontrées et à rechercher de façon systématique.

Ils nécessitent le plus souvent une prise en charge spécifique car non traités ils aggravent fortement le pronostic des patients.