Agoraphobie secondaire Dépression Abus et dépendance à différentes substances


Agoraphobie secondaireAgoraphobie secondaire

C’est la complication la plus fréquente et la plus immédiate. Les patients évitent alors certains lieux qu’ils craignent de ne pouvoir quitter rapidement et facilement en cas de survenue d’une attaque de panique.

Contrairement aux phobies spécifiques de situation (claustrophobie, phobie des ascenseurs) et aux agoraphobes primaires (cf. chapitre agoraphobie), la raison de l’évitement de certaines situations est liée au fait qu’ils pourraient y connaître une attaque de panique spontanée et ont peur de ne pas pouvoir fuir, craignant de témoigner alors d’un comportement vécu comme humiliant ou de ne pouvoir être secouru.

On estime que près d’un tiers des patients souffrant de trouble panique développe une agoraphobie secondaire. Au fil de l’évolution, il est assez fréquent que les attaques de panique disparaissent et la symptomatologie se réduit alors à de simples manifestations d’agoraphobie.

 


Dépression

Les syndromes dépressifs affectent environ 50 à 70 % des patients souffrant de trouble panique à un moment de leur vie.

Ces états dépressifs s’accompagnent souvent d’une aggravation de la symptomatologie anxieuse qui peut rendre le diagnostic difficile.

 


Abus et dépendance à différentes substances

La consommation et l'abus de substances cause l'aggravation du trouble paniqueLes conduites d’alcoolisation et d’abus de certains médicaments sont fréquentes.

Si certains patients s’automédiquent avec des doses croissantes de tranquillisants, d’autres utilisent l’alcool comme anxiolytique.

L’alcool et les abus de tranquillisants sont, contrairement aux idées reçues, des facteurs d’aggravation du trouble panique à relativement court terme. L’abus et la dépendance à l’alcool peuvent même être à l’origine du trouble chez certains patients.

Le cannabis, la cocaïne, l’héroïne ou toutes les drogues illicites sont également des facteurs déclencheurs et aggravants du trouble.