Durée de latenceSyndrome de répétitionSymptômes anxieux non spécifiquesRetentissementÉvolutionComplications


Durée de latence

Le traumatisme est suivi, après un délai plus ou moins long, par des symptômes émotionnels et comportementaux.

La durée de latence entre la confrontation à l’évènement et l’apparition des symptômes est variable, en général aucun symptôme n’est observé durant cette phase de latence.

On parle de début différé si les symptômes surviennent plus de 6 mois après l’évènement.

 


Syndrome de répétitionSyndrome de répétition

Le syndrome de répétition apparaît dans un second temps : le patient revit, à intervalles plus ou moins réguliers la scène traumatisante.

Le syndrome de répétition est caractérisé par les cauchemars de répétition (signe le plus fréquent) où le malade revit la scène à l’origine de son trouble.
Le sommeil est entrecoupé de cauchemars qui peuvent survenir plusieurs fois dans une même nuit. Des visions cauchemardesques peuvent également se produire la journée. Elles peuvent reproduire exactement la scène ou la déformer.

Pour certains patients, d’autres situations bien réelles peuvent être assimilées à la situation originelle, et d’autres fois, ces visions, revécues comme des « flash-back », sont purement imaginaires.

Ces « cauchemars » sont chargés d’émotion intense. Il n’est pas rare que le sujet se mette à crier, en proie à une crise d’angoisse aiguë déclenchée par ces visions.

Ces réactions s’accompagnent souvent de réactions de sursaut très caractéristiques, traduisant le fait d’être sur le qui-vive, en alerte en permanence.

Le syndrome de répétition se traduit parfois par des ruminations incessantes au cours desquelles le sujet ressasse sans fin différents scénarios : il aurait pu éviter le traumatisme, ne pas être là, se comporter différemment…
Ces ruminations alimentent par ailleurs le sentiment de culpabilité de la victime.

 


Symptômes anxieux non spécifiques

En dehors de ces manifestations spécifiques, l’ESPT s’accompagne souvent de symptômes anxieux non spécifiques.

Ainsi, la résurgence de phobies, d’obsessions, de troubles hypochondriaques, d’attaques de panique complique souvent le tableau, ces symptômes pouvant être présents avant l’ESPT.

 


retentissementRetentissement

L’ensemble de ces symptômes entraîne une souffrance significative de la personne, et /ou une altération de son fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

Ainsi, le fonctionnement entier du patient peut être tourné vers le traumatisme et son souvenir.
Les sujets vont avoir tendance à éviter les pensées et les conversations qui leur rappellent le traumatisme, mais également les lieux, les situations et les personnes susceptibles de leur rappeler la situation originelle. Leurs intérêts et leur mode relationnel se réduisent peu à peu.

 


Évolution

Une fois constitué, l’ESPT a une évolution assez traînante.

Le pronostic est influencé par la personnalité du sujet, ses antécédents, la qualité de son entourage socioprofessionnel et sa situation familiale.

 


complicationsComplications

Les complications de l’ESPT sont nombreuses.

En particulier, il n’est pas rare de voir apparaître :

  1. un syndrome dépressif (tristesse de l’humeur, ralentissement psychomoteur, perte d’intérêt, insomnie, perte d’appétit…),
  2. des idées suicidaires,
  3. des conduites addictives, alcooliques ou autres.

La survenue de complications assombrit évidemment le pronostic.